Le FAIEJ pour une levée des contraintes de financement des projets des jeunes entrepreneurs togolais
Lomé, le 6 décembre 2012 – Quelque 200 jeunes ont participé jeudi à Lomé à une journée de réflexion sur le thème « Le jeune entrepreneur face aux contraintes du système de financement », journée de réflexion organisée par le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) et présidée par la ministre viagra online overnight du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomégah Dogbé, en présence de sa collègue du commerce et de la promotion du secteur privé, Bernadette Legzim Balouki.
Le Représentant résident de la Banque Africaine de Développement, Serges N’guessan, la directrice générale du FAIEJ, Céline Mivédor, ainsi que des représentants d’institutions bancaires et de micro finance ont pris part à la journée de réflexion. Des spécialistes des questions de l’emploi des jeunes étaient également présents.
Le FAIEJ est un nouveau mécanisme de financement — placé sous la tutelle du ministère du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes — destiné à faciliter la création de microprojets d’emploi initiés par les jeunes togolais.
Ouvert à tout jeune ayant une idée de création d’emploi, le FAIEJ ambitionne de financer les projets « pertinents, réalistes et réalisables » dans tous les secteurs d’activités, principalement le secteur agricole, la transformation agro alimentaire, la production céréalière, le secteur de l’artisanat, le secteur des technologies de l’information et de la communication, sans oublier celui des énergies renouvelables ou encore le commerce.
Outre le financement des projets, le FAIEJ prévoit également le renforcement des capacités des jeunes à gérer les crédits qu’ils auront contractés afin de rentabiliser leurs entreprises. Des formations pré et post entreprise seront notamment dispensées à l’intention des jeunes porteurs de projets, histoire d’assurer la rentabilité des crédits à allouer aux jeunes et par ricochet la pérennisation de leurs entreprises.
La journée de réflexion était destinée à échanger sur la problématique du financement des initiatives économiques des jeunes. Plus spécifiquement, il s’agissait de débattre des défis et des sources des contraintes liées au financement des initiatives des jeunes. Elle avait également pour but de mobiliser les acteurs de promotion et de financement de l’entreprenariat des jeunes à travers un partenariat stratégique dynamique. C’était également une occasion de faire connaitre le FAIEJ et d’échanger sur le dispositif que cette institution nouvelle compte mettre en place pour adresser la problématique du financement des projets des jeunes.
« Les initiatives d’insertion économique des jeunes se heurtent souvent à des obstacles divers qui sont tantôt d’ordre institutionnel, tantôt d’ordre culturel ou financier et parfois imputables aux jeunes promoteurs eux-mêmes », a fait remarquer Mme Tomégah Dogbé.
Les principaux obstacles financiers relevés par la ministre ont trait aux difficultés pour les jeunes à présenter des garanties suffisantes et fiables, aux charges fiscales qui constituent des facteurs démotivants pour les jeunes promoteurs, mais surtout aux taux d’intérêt élevés pratiqués par les institutions bancaires.
« L’auto emploi identifiée comme présentant le plus grand potentiel d’emploi pour les jeunes constitue une piste sérieuse à explorer dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de promotion de l’emploi au Togo », souligné la ministre.
Elle a émis le vœu que cette réflexion aboutisse à dégager « un consensus favorable à l’émergence d’un cadre privilégié pour le financement, l’accompagnement et le suivi des jeunes promoteurs d’entreprises, contribuant ainsi à la promotion de la création d’auto emploi des jeunes, gage d’une meilleure participation des jeunes au développement de notre pays ».
Des recommandations sont attendues à l’issue de cette journée de réflexion.
E.K.